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La Commission de discipline de la FFSG ne prend pas de sanction contre Gilles Beyer ni Morgan Ciprès

By 22 juillet 2020novembre 28th, 2023Actualités
Patinage

Photo : Pixabay

La Commission de discipline de la Fédération française des sports de glace a annoncé mercredi par communiqué qu’elle ne prenait pas de sanction contre Gilles Beyer, accusé de viol et d’agression sexuelle, ni Morgan Ciprès, qui comparaissait pour exhibition sexuelle.

La Commission de discipline de la Fédération française des sports de glace (FFSG) a rendu mercredi ses décisions concernant Gilles Beyer et Morgan Ciprès. Les deux hommes avaient été auditionnés le 9 juillet dernier. Beyer avait comparu, suite à des accusations de viols et agressions sexuelles sur l’ancienne patineuse Sarah Abitbol et de harcèlement sexuel et chantage sur Nadjima Mahamoud et sa mère, Sabina. Ciprès, de son côté, devait s’expliquer sur l’envoi de photos à caractère sexuel à une athlète mineure.
Dans son communiqué, la FFSG a expliqué que la Commission de discipline n’avait pas pu sanctionner Gilles Beyer puisqu’il ne possédait plus de licence fédérale, au moment de l’audition, et donc qu’elle n’était pas habilitée à prononcer une sanction disciplinaire à son encontre. Beyer n’était pas présent à l’audition. Il était représenté par son avocat, Me Pauline Ragot, qui avait d’ailleurs conclu à l’incompétence de la Commission de discipline.

Au cours de l’audition, l’avocate de Gilles Beyer avait déclaré que son client ne souhaitait pas s’exprimer, en raison d’une enquête pénale qui était en cours. Même s’il n’a fait l’objet à ce jour d’aucune convocation ni audition par une autorité judiciaire ou de police.

Pas de preuve contre Morgan Ciprès

Dans le cas de Morgan Ciprès, présent à l’audition, la Commission de discipline a statué, en déclarant qu’aucun élément objectif (photographies, message, lettre…) de nature à établir la preuve de l’infraction reprochée ne figurait au dossier. Il n’a pas non plus été présenté à la Commission de discipline une plainte d’une victime présumée ni de preuve qu’une procédure pénale avait été ouverte contre Ciprès.
Les seuls éléments dont la Commission a disposé étaient des coupures de presse relatant l’affaire, ainsi que la lettre d’un avocat américain lui demandant de contacter un assureur. En conséquence, la Commission de discipline a fait savoir qu’il n’y avait pas de raison de sanctionner Morgan Ciprès. Nathalie Péchalat, la présidente de la FFSG, a déclaré que l’instance ne fera pas appel (lire ci-dessous).

La réaction de Nathalie Péchalat, présidente de la FFSG

« La saisine de la Commission disciplinaire est une nécessité. Sa mise en place n’a pas été facilité par le contexte sanitaire, entre autres, et l’ensemble des règlements qui n’étaient plus en adéquation avec le code du sport. Il a fallu reconstituer cette commission. Elle a finalement pu se tenir le 9 juillet dernier. Elle est indépendante et ses membres ont les compétences juridiques et déontologique pour prendre des décisions et prononcer ou non des sanctions. La FFSG ne fera donc pas appel de leurs décisions.
En tant que présidente, j’ai oeuvré ces derniers mois pour que les dirigeants et entraîneurs, mais aussi les dirigeants et les enfants soient formés et sensibilisés au sujet des violences dans le sport. Parmi les actions mises en place, un partenariat a été acté avec l’association Colosses Aux Pieds d’argile, un référent intégrité a été nommé au sein de la FFSG, des codes de bonne conduite et des outils de communication à destination des clubs ont été créés… Il me paraît aujourd’hui primordial que TOUS les sportifs de haut niveau, qui représentent leurs disciplines et la Fédération auprès du grand public, soient eux aussi sensibilisés et amenés à suivre des journées de formation. Nous allons mettre cela en place au plus vite, dès que le contexte sanitaire le permettra.  »

Source L’Equipe